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Couleurs

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Préambule

Il est difficile, voire impossible de décrire une couleur uniquement par des phrases.
Il existe tellement de nuaces de chacune d'elles !

Comment être sûr qu'un interlocuteur à distance ou un correspondant
s' imagine exactement la nuance que vous vous efforcez de lui décrire ?

Il est donc logique de créer un nuancier de référence
sur lequel on a porté toutes les couleurs visibles possibles
et que l'on a doté d'un système de coordonnées
permettant de repérer chacune d'entre-elles par des nombres.

Une manière de quantifier la couleur en quelque sorte.

Si les deux interlocuteurs se réfèrent à tel nuancier, rendu public,
le seul énoncé de ces nombres leur permettra de localiser exactement
la couleur dont on parle, soit dans un document, soit au téléphone, etc.

Dès 1931, La CIE (Commission Internationale pour l'Eclairage)
proposait le premier standard de ce type.
Ce standard a été revu et amélioré en 1976 et réadapté plusieurs fois depuis.

Dans tous les domaines, la standardisation a pour but de définir scientifiquement
les caractéristiques des grandeurs intervenant dans les produits commercialisés
aux fins de vérification de conformité.

La photographie, le cinéma, la télévision :
des industries qui, en leur temps, en sont toutes venues à la couleur,
ont provoqué cet intérêt pour promouvoir des méthodes permettant de définir
scientifiquement le concept de couleur.

Le but de la suite est de décrire la consttitution et l'usage de ce référentiel
devenu un standard mondial.

Mais il sera précédé de quelques rappels
de certaines propriétés de la lumière et des couleurs.


Lumière & Couleur
Dès 1704, Isaac Newton, publiait l'ouvrage "Optics"
dans lequel il montrait que la lumière blanche peut être décomposée en diverses couleurs
lors de son passage à travers un prisme transparent.

Prisme éclairé à gauche par de la lumière blanche.

Ce qui met en évidence le fait que, ce que l'oeil perçoit comme une lumière blanche,
n'est en fait qu'un mélange de lumières colorées !

Il y a donc lieu d'étudier les mélanges de lumières colorées sur le plan de la physique
en confrontant les données de celle-ci avec les perceptions physiologiques qu'elles provoquent.

Lumières monochromatiques

Physiquement, la lumière est constituée de radiations électromagnétiques :
Suivant leur longueur d'onde, ces radiations sont vues par l'oeil humain comme des couleurs différentes .
A chaque longueur d'onde (dans certaines limites) correspond une couleur perçue.
C'est ce qu'ont confirmé des tests sur de larges panels d'individus.

Voici une correspondance entre la couleur perçue et la longueur d'onde de la radiation lumineuse présentée.


Fréquences : de 790 THz (violet extrême) à 384 THz (Rouge extrême)
1 THz = 1 TéraHertz = 1012 Hz = 1 000 000 000 000 Hz = 1000 GHz GigaHertz = 1000 000 MHz MégaHerz

Une lumière produite par une radiation électromagnétique d'une seule fréquence
est dite : "Monochromatique".


Un dispositif expérimental
Le Monochromateur


Une source de lumière blanche, un prisme
et un écran opaque percé d'une fente très étroite côté lumière émergente
pour isoler l'une quelconque des couleurs monochromatiques de la lumière blanche.

Dans cet exemple, on a isolé une couleur jaune.

C'est un dispositif expérimental que l'on peut utiliser pour générer des lumières monochromatiques.
Les mélanger additivement.
Les présenter à un large panel d'observateurs
afin qu'il s'en dégage un consensus sur la correspondance ou non
de la couleur obtenue à telle couleur observée sur un nuancier.

C'est une base expérimentale qui permettra d'associer les paramètres mathématiques définissant des couleurs,
(que nous aborderons dans la suite),
à des couleurs réelles observées par l'humain moyen.

Mais...

Dans le spectre des couleurs monochromatiques précédent,
vous n'y verrez aucune des couleurs suivantes :

Vert olive  
Fucshia  
Gris  
Tilleul  

et...j'en passe (voir ici de nombreux autres exemples )

C'est que ces "couleurs" ou "apparences de couleurs" ressenties par l'oeil humain
(et, peut-être d'autres animaux...???...)
ont été produites par un mélange d'un nombre limité de couleurs dites "primaires" .

Cela se nomme une "polychromie"
"Trichromie" lorsqu'on mélange trois couleurs, "Tétrachromie" lorsqu'on mélange quatre couleurs, etc...

Physiologie

La rétine de l'oeil humain est constituée de deux sortes de cellules sensibles à la lumière.
  • Les Cônes (sensibles aux couleurs)
    Trois types de cônes :
    • Cônes B : sensibles aux couleurs proches du Bleu : 400 nm< l<700 nm
    • Cônes V : sensibles aux longueurs d'onde autour de l = 533 nm. Vert.
    • Cônes R : sensibles au delà de l = 564 nm. Rouge

  • Les Bâtonnets sensibles à l'éclairement sans pour autant distinguer une couleur d'une autre.

 
Dans les pays anglosaxons ces cônes sont parfois désignée par :
S (short) à la place de B - M (Medium) à la place de V - L (Long) à la place de R
en relation sans doute aux longueurs d'onde l des couleurs correspondantes.

  • Les individus atteints de "daltonisme" ne distiguent pas, ou mal, les couleurs
    du fait d'une déficience des cônes.

  • La sensibilité des cônes diminue lorsque l'éclairement général diminue.
    On distingue mal les couleurs le soir et encore moins la nuit.
    Sagesse populaire : "La nuit, tous les chats sont gris !"

  • La sensibilité des cônes sensibles au bleu a tendance à augmenter la nuit.
    Certainement une adaptation de défense naturelle...la nuit, dans la lointaine savanne native de nos ancêtres, tous les animaux n'étaient pas de gentils chats !


Paradoxe :

D'après ce qui vent d'être dit, l'oeil humain, puisqu'il ne dispose que de capteurs de 3 catégories,
ne devrait percevoir que trois couleurs : le Rouge, le Vert et le Bleu !

Ce n'est pas ce qui se vérifie dans la pratique.

On a fait l'expérience consistant à produire un faisceau lumineux
avec trois sources de lumière de trois couleurs différentes projetées ensemble.

C'est ce que l'on nomme un mélange additif
(les trois lumières colorées s'ajoutent les unes aux autres).

Si on fait varier, indépendamment les unes des autres, les intensités de ces sources colorées.
l'oeil humain peçoit des sensations différentes des celles que produisent sur lui
chacune des trois sources allumée seule.

Nom
Apparence
% de Rouge
% de Vert
% de Bleu
Vert olive
 
36%
36%
0%
Fuchsia
 
100%
100%
0%
Gris
 
66%
66%
66%
Tilleul
 
0%
93%
93%
ForestGreen
 
5%
59%
5%
Gold
 
R à 100%
78%
0%

On nomme "couleurs primaires" les couleurs des sources utilisées dans ce type d'expériences.

Toutes les couleurs de la Nature ne se résument pas à trois couleurs primaires.
Mais le mélange additif de trois seules couleurs primaires bien choisies,
et mélangées dans des proportions variables d'intensité,
nous paraît couvrir toutes les couleurs naturelles.

C'est ce qu'on confirmé des expériences menées sur un très grand nombre d'ndividus.

 

Qualifier mathématiquement les couleurs

Rappel :

Il est difficile, voire impossible de décrire une couleur uniquement par des mots et des phrases.
Il existe tellement de nuaces de chacune d'elles !

Comment être sûr qu'un interlocuteur à distance ou un correspondant
s' imagine exactement la nuance que vous vous efforcez de lui décrire ?

Il est donc logique de créer un nuancier de référence
sur lequel on a porté toutes les couleurs visibles possibles
et que l'on a doté d'un système de coordonnées
permettant de repérer chacune d'entre-elles par des nombres.

Une manière de quantifier la couleur en quelque sorte.

Si les deux interlocuteurs se réfèrent au même nuancier,
le seul énoncé de ces nombres leur permettra de localiser exactement
la couleur dont on parle, soit dans un document, soit au téléphone, etc.

Ce qui exige qu'on définisse un type de nuancier standard
largement diffusé aux personnels concernés

Dès 1931, la CIE (Commission Internationale pour l'Éclairage)
a proposé ce moyen graphique pour associer à chaque couleur trois nombres x,y,z
nommés "coordonnées chromatiques" ou "coordonées trichromatiques".

Le diagramme ci-dessous, dit "Diagramme de Chromaticité",
présente trois axes de coordonnées orthogonaux Ox, Oy, Oz.

L'axe Oz, perpendiculaire en O à xOy, est vu de profil.


  • La zone colorée présente toutes les couleurs visibles.
  • Il n'existe aucune couleur visible en dehors de cette zone.

Apparemment, sur ce diagramme, deux coordonnées x,y suffisent à désigner une couleur.
C'est que, comme nous allons le voir, la coordonnée z ajoute seulement une indication
pour en déterminer l'intensité.
Mais , comme seule nous intresse ici la couleur ; x et y suffiront.

Comment a été construit le diagramme de chromaticité ?

Par convention, chaque couleur est mathématiquement représentée dans l'espace à 3 dimensions
par un vecteur d'origine O.

Exemples : vecteurs C1 et C2 ci-dessous



Par définition :

  • La longueur (module, norme) de chaque vecteur
    est proportionnelle à l'intensité de la couleur que ce vecteur représente.

  • Les diverses orientations de ce vecteur dans l'espace correspondent
    aux diverses couleurs.



Coordonnées trichromatiques x,y,z

Le diagramme de chromaticité est dessiné dans l'espace sur le plan passant
par les extrémités ABC des trois vecteurs unitaires du repère Oxyz.


La figure du diagramme de chromaticité coloré ci-dessus ,
présente ce plan ABC comme vu parallèlement à l'axe Oz.

Le plan ABC a pour équation x+y+z=1
Ce qui signifie que tout point du plan du diagramme de chromaticité
est repéré par des coordonnées x,y,z satisfaisant mathématiquement aux conditions :

x+y+z = 1
0 <=  x <=  1   ;    0  <=  y <= 1  ;    0  <=  z  <=   1

Un point, mettons C1, du diagramme trichromatique, ayant pour coordonnées x1,y1,z1
correspond à un vecteur OC1 dont le support perce le diagramme en C1.
(voir fig. préc.)
D'après les conventions, le vecteur OC1 représente une couleur.
x1 et y1 suffisent à déterminer cette couleur puisque : x+y+z=1

x,y,z se nomment "coordonnées trichromatiques"
de la couleur représentée
par tout point du diagramme de chromaticité
ayant ces coordonnées..

Combinaisons des couleurs du diagramme entre-elles.

Soient C1 et C2 deux points à l'intérieur de la partie colorée du diagramme de chromaticité
représentant deux couleurs.

  • Par définition, le vecteur somme C1+C2 représente la couleur obtenue par mélange additif
    des couleurs représentées par les vecteurs C1 et C2.

    Nommons P1 P2 P3 les points où les vecteurs C1 C2 C3 percent le plan ABC d'équation x+y+z=1.
    C3 se trouve sur le segment C1C2.
    Les points du segment C1C2 représentent les couleurs résultant du mélange des couleurs représentées par les points C1 et C2.

  • Plus l'intensité de la composante C1 sera grande par rapport à celle de la composante C2,
    plus le point C3 sera proche de C1.
    Donc :
    • plus   la proportion de la couleur C1 dans C3 sera grande (jusqu'à 100%)
    • moins la proportion de la couleur C2 dans C3 sera faible (jusqu'à 0).

Ces propriétés dérivent de la construction mathématique du diagramme.
Démonstration ici :

Dans le même ordre d'idées !

Il découle de la définition mathématique des coordonnées chromatiques
que le mélange additif de trois couleurs représentées par trois points C1 C2 C3
à l'intérieur de la partie colorée du diagramme de chromaticité
est une couleur représentée par un point Ci intérieur au triangle C1 C2 C3.

Nous verrons l'importance de cette propriété dans la construction d'un Gamut

Oui...mais quel est le rapport entre ces coordonnées mathématiques
et les couleurs réelles portées sur la surface du diagramme de chromaticité ?

Autrement dit, pourquoi, par exemple, le voisinage du point ( x = 0,3 ; y = 0,15)
a -t-il été peint en violet ? Et pourquoi ce violet-là précisément ?

Nulle théorie mathématique ne permet de prévoir la couleur de tel mélange de couleurs.
La reconnaissance d'une couleur, répétons-le est un phénomène purement psychique, culturel,
même s'il a pour origine des stimuli physiques réels sur des organes visuels.

Le principe consiste à réaliser des expériences où l'on crée physiquement des couleurs réelles
par un phénomène permettant d'en mesurer l'intensité.
Un monochromateur, par exemple.

En mélangeant additivement ces couleurs deux à deux dans des proportions x y
on peut le peindre dans la couleurla plus proche possible chaque point x,y du diagramme.

On interroge de larges pannels d'observateurs
sur la concordance des couleurs réelles et celles portées artificiellement dans le diagramme.

Suit un exemple particulier illustrant cette démarche.




Lieu spectral

On nomme ainsi la ligne qui borde la partie colorée du diagramme de chromaticité .
Il s'agit des points correspondant à toutes les radiations monochromatiques visibles.

Elle est graduée de 420 nm à 680 nm les longueurs d'onde des radiations visibles.
Chaque point représente la couleur monochromatique correspondant à la seule longueur d'onde indiquée.

Il est possible de produire chaque couleur à l'aide d'un monochromateur. (Définition ci-dessus)
On peut donc observer chacune de ces couleurs monochromatiques
et d'en peindre les points du diagramme de chromaticité proches du lieu spectral.

Bien entendu, cette correspondance a été confirmée par de larges panels d'obserateurs
avant d'être diffusée comme standard.

Et pour les couleurs internes du diagramme ?

Une des possibilités consiste à mélanger additivement les couleurs du lieu spectral deux à deux.
On en connaît les longueurs d'onde et on peut les générer chacune avec un monochromateur

Les points du segment qui sépare ces deux monochromatiques
se trouvent tous dans le diagramme de chromaticité.

Physiquement, on peut visualiser le mélange additif des deux monochromatiquees
dans des proportions d'intensité variables.

Pour chacune d'elles on peut déterminer le point représentatif
en fonction des proportions d'intensités données expérimentalement.

Et peindre le voisinage de ce point à la couleur visualisée.


Couleur Blanche

x=y=z = 1/3
représente le point pour lequel le mélange des trois couleurs primaires (fictives)
se fait avec les mêmes proportions de ces primaires.
Même énergie pour chacune, il est nommé Blanc Équiénergétique E.

En fait, le blanc est une notion psycho-physiologique très relative.
Un linge qu'on croyait blanc semble soudain gris lorsqu'il est comparé à un autre "plus blanc".
En toute rigueur il faudrait remplacer "blanc" par "le gris le plus intense" ...
... mais, commercialement, c'est très dépréciatif !

Laissant là ce problème de goûts et couleurs,
nous nommerons "Blanc équipotentiel" un mélange à proportions égales des trois couleurs de base.
x=y=z = 1/3

Couleurs saturées
On observera qu'au centre du diagramme se trouve la zone du blanc.
Le centre de cette zone est nommé E.
Plus le point représentatif d'une couleur se rapproche de E, plus elle paraît "délavée".

Inversement, plus il s'éloigne de E plus la couleur est "franche".
Le terme technique est "saturée"

Toutes les couleurs du lieu spectral sont saturées à 100%.
On les nomme aussi parfois : "couleurs pures"


Quelles sont les trois couleurs primaires permettant, par mélange additif,
d'obtenir toutes les couleurs du diagramme ?

  1. x=0 ; y = 0 z = 1
    Voyez le diagramma ci-dessus : ce n'est pas une couleur réelle,
    Son existence est purement mathématique.

  2. x=1 ; y = 0 z = 0
    Voyez le diagramma ci-dessus : ce n'est pas une couleur réelle,
    Son existence est purement mathématique.

  3. x=0 ; y = 1 z = 0
    Voyez le diagramma ci-dessus : ce n'est pas une couleur réelle,
    Son existence est purement mathématique.

Droite des pourpres

C'est la ligne qui joint le bleu saturé extrême au rouge saturé extrême.
Les couleurs correspondant à cette ligne
sont des mélanges dans toutes les proportions de ce rouge et de ce bleu.
Couleur dominante
Soit C le point représentant une certaine couleur.
La droite passant par C et E coupe le lieu spectral en deux points
dont l'un est plus proche de C.
La couleur correspondant à ce point du lieu spectral est dite "dominante" de C
Couleurs complémentaires
C1 et C2 sont complémentaires si le centre du segment C1C2 est en E.
C.à.d. si, mélangées dans les mêmes proportions, elles rendent l'effet de la couleur blanche.
Voyez qu'il y a une infinité de complémentaires !

Gamut


Rappelons que le diagramme de chromaticité représente toutes les couleurs visibles.

Les trois sommets du triangle figurent trois couleurs dont les combinaisons,
dans diverses proportions, donneront l'ensemble des couleurs situées à l'intérieur du triangle.

Ce diagramme est très utile pour qualifier la gamme de couleurs reproductible par un système réel de trichromie
dont les pigments servant à générer additivement les couleurs ont précisément les couleurs des sommets du triangle.

Plus les pigments généreront des couleurs proches des couleurs saturées meilleure sera la reproduction.

Luminance - Chrominance

Luminance - Chrominances

Mais... l'oeil n'est pas également sensible à toutes les couleurs.
Il manifeste une plus grande sensibilité au jaune, une moindre au rouge, et encore moins au bleu (le jour).

On a donc été amené à affecter expérimentalement
des coefficients aux coordonnées trichromatiques x, y, z.
de telle manière que la somme ainsi pondérée corresponde mieux à la vision humaine des gris plus ou moins clairs.

Mais il y a là plusieurs manières d'opérer suivant les applications pratiques.

Lorsque les premiers téléviseurs couleur apparurent,
il fallut conserer la compatibilite des signaux rerçus en antenne
avec ceux qui étaient destinés aux anciens téléviseurs encore en usage,
(dits "Noir et Blanc" ou "monochromes"
mais qui ne pouvaient que présenter des images dans une gamme de gris
allant du noir au blanc)

Le signal destiné aux téléviseurs monochromes
traduisant en fait le plus ou moins grand éclairement de chacun des points de la scène filmée.

On nomma ce signal la "luminance" et on le désigna par y.
(Pas de rapport ici avec la composante chromatique " y "
que nous avons rencontrée dans le diagramme de chromaticité)

Problème : les caméras qui filmaient les scènes en couleurs "caméras trichromes"
pour chaque point de la scène, fournissaient trois signaux dits "RGB" (Rouge, Vert (Green), Bleu)

Question :
Comment construire le signal de luminance y destiné aux téléviseurs monochromes ?

Sans doute pas en les additionnant car l'oeil ne perçoit pas tous avec la même intensité.
Les verts étant perçus comme pus intenses que les rouges,
les bleus encore moins intenses que ces derniers)

Après des tests sur de larges panels d'individus, la luminance y fut pondérée
pour le système de télévision PAL(Phase Alternation Line) :

y = 0,299×r + 0,587×g+ 0,114×b
A cette époque nous avions tous retenu : Y = 0,30×r + 0,59×g+ 0,11×b



Et les téléviseurs en couleurs, comment s'accomodaient-ils d'un tel signal ?

Pour eux, seuls étaient exploitables le signaux : r g b .

Solution : l'émetteur envoyait les 3 trois signaux suivants :

LUMINANCE
y = 0,299×r + 0,587×g+ 0,114×b
( r– y ) dit "CHROMINANCE ROUGE"
( b – y ) dit "CHROMINANCE BLEUE"

Les téléviseurs monochromes n'exploitaient que la luminance.

Matriçage
Ayant reçu ces trois signaux séparément, le téléviseur trichrome était doté d'un système dit de matriçage
qui extrayait les signaux r g et b des signaux y , (r-y) , et (b-y)
C'est un simple additionneur/soustracteur matriciel.

Pourquoi envoyer (r-y) plutôt que "r" ? Et pourquoi envoyer (b-y) plitôt que "b" ?

Les signaux de différence occupent une bande passante moindre.
Ceci pour exploiter un fait physiologique :
Il suffit très peu d'intesité de couleur aux cônes pour restituer l'impression naturelle.
Les signaux (r-y) et (b-y) sont beaucoup plus faibles que r et b
La bande passante de la porteuse sera plus étroite.
Et la bande passante coûtait cher !
(Cela a encore empiré de nos jours).

Aujourd'hui, avec les progrès des technique télévisuelles,
s' imposent de nouvelles normes : SDTV (Standard Definition TeleVision)
Inutile de le décrire ici,
ce sont des variantes de celle-décrite ci-dessus mais basées sur les mêmes principes.


Système de représentation des couleurs en HTML

Les pages web comme celle que vous observez actuellement sont colorées.

Comment le programmeur désigne-t-il telle ou telle couleur pour telle ligne de texte ou telle case d'un tableau ?

La désignation des couleurs est très différente de celle présentée dans la présente page.
A application différente, technique différente !

Comme les programmeurs sont exercés au binaire et à l'hexadécimal,
les proportions des intensites des trois primaires additives RGB
sont déterminées par des octets (00000000 à 11111111)
qui peuvent être écrits en hexadécimal (00 à FF)
ou en décimal (0 à 255)

Je vous propose cette application qui vous permettra de fixer vous-même les trois nombres RVB en décimal
pour visualiser la couleur correspondante, dans le cadre ci-dessous.
Vous pouvez remplacer les valeurs 255 255 255 prédéfinies ci-dessous.
Cliquez ensuite sur le bouton [Voir]
R = Composante Rouge
0 <= R <= 255
V = Composante Verte
0 <= V <= 255
B = Composante Bleue
0 <= B <= 255
En hexadécimal :
 
 
Cadre visualisant la couleur désignée ci-dessus

Cette notation fait l'objet d'un autre cours dans ce site.
Vous pouvez vous y rendre en cliquant sur le carré ci-contre :

Température de couleur

Jusqu'à maintenant, nous nous étions intéressés à la lumière produite
par addition (synthèse additive) de deux, trois, ou plusieurs lumières colorées.

Mais un corps, même non coloré (corps noir), peut émettre de la lumière si on le chauffe suffisamment.
(Expressions courantes : "Fer chauffé au rouge", "au blanc", etc...)

Les radiations électromagnétiques lumineuses qui constituent la lumière sont produites au sein des atomes
par les déplacements rapides de charges électriques (dont les électrons) équivalant à des courants,
lesquels, selon les lois de Faraday, vont produire des courants induits à distance.

Ces phénomènes sont accentués par l'élévation de température favorisant l'agitation thermique .

Plus la température augmente, plus l'agitation thermique est forte, plus les fréquences d'oscillation sont élevées,
ce qui favorise les émissions de lumières de longueurs d'onde de plus en plus courte.

Un fer fortement chauffé commence par émettre une lumière rouge-cerise.
Puis, à des températures plus élevées : un rouge plus clair,
puis jaune, puis une jaune très clair à la limite du blanc,
puis un blanc intense, puis un blanc éblouisssant tenté de bleu...de plus en plus dangereux pour la vue !

Il y a une relation étroite entre la température d'un corps et la composition de la lumière qu'il émet.

Les sources lumineuses à basse température (bougie, ampoule électrique de faible puissance)
émettent une lumière d'apparence orangée où domine le jaune.
(dite, paradoxalement, "lumière chaude"
alors qu'elle correspond à des sources à relativement basse température)


Les ampoules de forte puissance, dont les filaments sont chauffés à des températures plus élevées,
émettent une lumière nettement moins jaune et tirant vers le bleu.

Les tubes fluorescents émettent une lumière blanche teintée de bleu.
(souvent dite "lumière froide" alors que dans ce cas,
la lumière n'est pas produite par la température mais par fluorescence.)



Puisqu'il y a relation étroite entre la qualité de la lumière produite par un corps chaud
et sa température, la seule donnée de cette température peut qualifier l'aspect de la lumière
émise par une source.

La Ex. La lumière du jour varie entre :

  • Le soir au couchant ou le matin au lever du soleil par temps clair : 4 000°K
    (4000°K -273 # 3700 °C)

  • En pleine journée et par temps couvert : 7 500° K
    (7500°K -273 # 7300 °C)

Les photographes tiennent compte de la température de couleur dela lumière.

En studio, des ampoules d'éclairage de faible température de couleur produisent des images rougeâtres.
On utilisait des ampoules ("PhotoFlood") fabriquées pour des tensions plus faibles que celle du secteur.
Elles étaient donc "survoltées" : leurs filaments étaient proches de la fusion.
Elles émettaient un blanc d'un bel aspect...mais, à ce régime, elles duraient très peu de temps !

En revanche, les "flash électroniques" produisent des images aux couleurs dites "froides"
(c'est un terme paradoxal, car la température de couleur des "flash" est très élevée).

On remédiait jadis à ce défaut en utilisant des pellicules spéciales
prévues pour telle gamme de "température de couleur" notée en degrés Kelvin.
Il y avait les pellicules pour "Lumière du jour" et d'autres pour "Lumière artificielle".


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