Protocoles de liaison
HDLC - LAP B
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HDLC est le "père" de la plupart des protocoles de liaison.
Après un brèf historique, nous vous le présentons ensuite dans ses grandes lignes

Historique : Procédures de liaison SDLC - HDLC - ADCCP - LAP - LAP B -

Le premier Premier protocole de liaison réalisé par IBM pour son architechture SNA s'appelait SDLC : "Synchronous Data Link Control" . SDLC

Le but était de s'affranchir de deux principaux problèmes de communication entre machines locales ou distantes :

les erreurs de transmission dûes aux perturbateurs.
le contrôle de flux entre machines ayant des débits différents.

Supérieur aux autres protocoles alors existants du type "envoyer et attendre" qui génèrent des délais, ce protocole a sur eux l'avantage d'acquitter les trames par blocs et pas une par une, ce qui fait gagner du temps.

Les organismes de normalisation intervinrent alors :

L'ANSI en fit le ADCCP "Advanced Data Communication Procedure"
L'ISO en fit le HDLC " High -level Data Link Control" en 1976
Le CITT "Comité Consultatif Télégraphique et Téléphonique" reprit HDLC
pour le rendre conforme aux attentes des opérateurs,
principalement en mode bi-directionnel (full duplex) ou équilibré ( B comme Balanced ).
il créa LAP-B "Link Access Protocol Balanced"
Années 1980 - 1984.

Le CCITT devenu UIT "Union Internationale des Télécommunications" a normalisé une procédure
très proche de LAP-B dont l'acronyme est identique : "LAP-B"
mais particulièrement adaptée au canal B de RNIS.

Enfin, le comitéIEEE 802 normalise une couche liaison indépendante des réseaux physiques
Ethernet II - Token Bus - Token Ring, sous le nom de IEEE 802.2 ou de LLC : "Link Access Procédure"-.
En réaité, des trois versions LLC1, LLC2 et LLC3, seule LLC2 constitue un protocole de liaison fiable.
Ce protocole est très proche de HDLC - LAP-B

Plus tard :
LAP - D pour le canal D de RNIS
LAP - F Pour "Frame Relay"

Pour ce qui nous concerne, je vais décrire dans la suite les grands principes communs à la plupart de ces formes normatives.


Liaisons POINT-A-POINT - dissymétriques, symétriques, équilibrées.
Divers sous-ensembles de protocoles HDLC

HDLC a été créé à l'époque où les premiers réseaux ont vu le jour.
Les premiers clients ont été principalement les banques qui avaient besoin
de transférer des données numériques entre siège et succursales
par des liaisons rapides, confidentielles et sécurisées à travers le réseau téléphonique. existant

Il s'agissait de réseaux en topologie étoilée, maillée ou en anneau
dans lesquelles chaque machine était directement reliée à la suivante.
Ce que l'on appelle des liaisons point à point.

Les figures ci-dessus retracent deux structures de liaisons entre succursales bancaires nécessitant des échanges de données numériques sur les lignes de l'opérateur de télécommunications unique à cette époque : 1980.
Les différentes succursales de la région de Bourg-en-Bresse furent d'abord reliées au centre de télécommunications de Bourg-en-Bresse dans une topologie point à point à une paire téléphonique.
Puis, en utilisant au mieux les lignes existantes (le prix des communications numériques dépendait fortement de la distance) on utilisa une topologie multipoint en anneau à quatre fils (deux paires téléphoniques) qui avait de nombreux avantages.

Dans cette liaison particulière entre deux stations, au point de vue du protocole d'échange de données,
on a d'abord envisagé une structure hiérarchique entre l'une des stations déclarée maître, l'autre esclave.
Plusieurs sous-ensembles de protocoles HDLC ont été mis au point dans cette configuration asymétrique.
Voyons-en les principes avant de passer au protocole de type équilibre (Balanced) final LAP - B

Dans les configurations primitives, la station maître s'appellait : Primaire, l' esclave : Secondaire.

La station primaire émet des commandes ou des données vers la secondaire.
La station secondaire retourne des réponses ou des données au primaire.


P station primaire, S station secondaire.

Les commandes sont des indications et modalités de service, de invites à émettre ou à recevoir etc.
Les réponses peuvent être des acquittements de commandes, des données, etc..
Nous préciserons cela dans la suite.

INVITATION A RECEVOIR - INVITATION A EMETTRE

Comment s'organisait l'échange de données dans ce système maître esclave ?
Le primaire a toujours l'initiative de l'échange.

Deux cas :

1 - Le primaire initie un envoi des données vers le secondaire.

Le primaire est alors la source de données et (pour reprendre un voccabulaire de cette époque)
le secondaire est le puits de données. Le destinataire des données dirions-nous aujourd'hui.

  1. Le primaire envoie d'abord au secondaire une commande d' invitation à recevoir des données.
    Commade dite de type "SELECTING". Nous la franciserons en : IAR.
  2. Le secondaire répond par un acquittement : ACK ( Acknowledgement )
  3. Une fois cet acquittement reçu, le primaire envoie des données au secondaire.
    Il attend un acquittement du secondaire.
  4. Le secondaire renvoie un acquittement ACK au primaire.
    Ce qui termine l'échange qui s'est ainsi réalisé avec succès.

2 - Le primaire initie une réception des données en provenance du secondaire.

Le primaire est alors le puits de données et le secondaire en est la source.

  1. Le primaire envoie d'abord au secondaire une commande d'invitation à émettre des données.
    Commade dite de type "POLLING". Nous la franciserons en IAE.
  2. Le secondaire envoie alors une trame de données au primaire.
  3. Une fois les données reçues, le primaire envoie un acquittement ACK au secondaire.
    Ce qui termine l'échange qui s'est ainsi réalisé avec succè


IAR : invitation à recevoir - IAE : invitation à émettre - ACK acquittement

POINT A POINT DISSYMÉTRIQUE

Voici comment s'établit le dialogue entre les deux machines
reliées par deux voies de communication unidirectionnelles.

Cas où l'une des machines est seulement maître, l'autre seulement esclave.
(point à point dissymétrique).

La station primaire A comande un transfert de données vers la station secondaire B.

SOURCE est la source des données à transmettre.
PUITS est la destination des données transmises..

Commandes : IAR : Invitation à recevoir - IAE : Invitation à émettre - ACK : Acquittement
Information (données) : I

La station primaire A commande un transfert de données de la station secondaire B vers A.

POINT A POINT SYMÉTRIQUE
Cas où les deux machines peuvent jouer le rôle de maître et d'esclave.
Les sources sont primaires, les puits secondaires.

Le schéma suivant montre un transfert de B vers A initié par B

Commandes : IAR : Invitation à recevoir ; ACK : Acquittements ; I : Information (données) :

Le cas où le primaire source A émet vers le puits secondaire B est identique au cas schématisé plus haut.

POINT A POINT EQUILIBRÉ

On a par la suite mis au point des stations où l'une ou l'autre des entités : source ou puits, pouvait prendre l'initiative d'un envoi de données vers sa partenaire ou d'une récupération de données dans celle-ci.
Cette configuration a donné lieu à la version LAP B ( Link Access Protocol Balanced ) de HDLC.
Que nous allons étudier à la page suivante.
(angl. Balanced = fr. Equilibré)

Il semblerait à première vue que le protocole HDLC ainsi présenté soit lui-même de type "envoyer et attendre".
En réalité, ce qui a fit l'innovation en son temps, est que les acquittements n'y sont pas faits trame par trame,
mais par groupes de trames,
suivant un mécanisme dit "fenêtre d'anticipation" que nous verrons plus loin.
Les transferts sont ainsi rendus plus rapides.

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