TCP / IP
9° TCP
Transport Control Protocol
Sommaire

du Site

Avant 
Après

Principales fonctions du protocole TCP

Dans ce qui suit, mon but est seulement de vous présenter une description générale
des principes et des mécanismes qui régisssent les protocoles TCP ou UDP.

C'est intéressant pour connaître le type particulier de problèmes que pose l'implémentation d'un réseau.
Les solutions indiquées peuvent donner des idées à de futurs concepteurs.

Mais la description des moindres détails de réalisation sort du cadre de ce site.
C'est très long à décrire, fastidieux à lire, et pour tout dire totalement inutile, sauf pour les spécialistes.
Mais vous êtes sur un site de généralistes !
Avant d'aborder ce chapitre, il est bon de situer la couche transport TCP dans la pile TCP/IP.

Pour ceux qui n'ont pas suivi le cursus précédent, se reporter à :

Points étudiés dans la suite

Thèmes
Lien direct
TCP est responsable du fractionnement des messages.
TCP est un protocole de transport assurant la fiabilité des données transportées de bout en bout.
TCP est un protocole orienté connexion multiplexable.
TCP est doté d'un contrôle de flux.
TCP exerce un contrôle du routage.
Exemple d'analyse du trafic réseau.


Fractionnement du message


Il ne s'agit pas du tout ici de la fragmentation des paquets IP vue à la page précédente :

Celle dont nous allons parler maintenant a lieu avant l'émission d'un flot de données par un hôte du réseau.
Elle aboutit, comme nous allons le voir, à la création de paquets.
La fragmentation vue précédemment agit sur ces paquets lorsqu'ils empruntent une portion de ligne de transmission
incapable de les transmettre à cause de leur longueur.

Pourquoi fractionner ?

Dans un réseau vaste et complexe comme Internet, l'information circule de noeud en noeud .
D'expéditeur initial au destinataire final, le trajet d'un message peut avoir à traverser plusieurs noeuds.
Chaque noeud peut voir arriver des messages sur ses nombreux ports en provenance des noeuds environnants.
Il doit pouvoir également les renvoyer dans toutes les directions pour jouer son rôle de routage .
Lien à "Routage" :

Si les messages n'étaient pas découpés il se produirait des encombrements considérables.
Car chaque noeud devrait traiter la totalité d'un message en cours avant de pouvoir retransmettre le suivant.

En fractionnant les messages, le traitement de chaque fragment par un noeud est extrêmement rapide.
Les noeuds verront alors arriver des fragments de messages divers
de toutes provenances et vers toutes les destinations,
qu'ils renverront tout aussitôt en direction de son destinataire.

Chaque noeud donne l'impression de traiter plusieurs messages à la fois.
Aucun message ne devra attendre que le précédent soit entièrement passé.

La couche TCP est responsable du fractionnement des messages sortants.
Elle devra également raccorder convenablement ces fragments à l'arrivée.

Les fractions de message sont appelés tantôt datagrammes, tantôt paquets, tantôt trames,
suivant la couche à laquelle on se place.

Trames pour le niveau 2 liaison - datagrammes au niveau 3 réseau - paquets au niveau 4 transport.
Mais ces dénominations varient suvant le contexte : on se comprend !

Autre avantage du fractionnement : le contrôle d'erreurs pourra se faire paquet par paquet.
Si une erreur est décelée sur un paquet, il suffira de renvoyer ce paquet et pas tout le message.
Gain de temps et moindre encombrement du réseau.


Intégrité de bout en bout
C'est particulièrement indiqué du fait que TCP s'appuie sur la couche réseau IP réputée non fiable .

De plus, du fait du fractionnement du message ( c.f. )
l
a couche transport TCP du destinataire devra rassembler les divers paquets qui lui parviennent
pour reconstituer le message tel qu' initialement envoyé.

En effet, on constate parfois que des paquets de données se perdent dans le réseau,
que d'autres sont dupliqués - ils arrivent à destination en plusieurs exemplaires identiques -
ou encore qu'ils arrivent à leur destinataire dans le désordre.
Les raisons en sont des problèmes de routage. Voir ce thème :

Grâce au numérotage des datagrammes et un protocole convenable établi entre expéditeur
et destinataire il sera toujours possible de rétablir la totalité du message dans le bon ordre.

Dans ce but, TCP met en œuvre des procédures visant à :
  • vérifier que l'ensemble des paquets de données constituant le message soient bien parvenus à destination.
  • rappeler les paquets perdus.
  • remettre en ordre les paquets dans le cas où ils arriveraient désordonnés.
  • éliminer les doublons
  • au pire, générer des messages d'erreur.

Intégrité de bout en bout ... qu'est-ce à dire ?
En somme tout doit se passer comme si les application des deux ordinateurs distants
communiquaient entre-elles par un lien fiable à 100%.

Tout ce qui est confié à la couche TCP de l'une, est intégralement livré par la couche TCP de l'autre.

C'est merveilleux les réseaux ! Non ?

Oui, mais comment parvenir à ce monde merveilleux ?

Procédons par ordre (ou dans le désordre si vous souhaites sauter des étapes) :

Etapes
Lien direct
Qu'est-ce qu'une connexion ?
Multiplexage
Vérification du séquencement des paquets
Contrôle du routage (pseudo-entête TCP)

 


Qu'est-ce qu'une connexion ?

Dans un réseau existent couramment de nombreux hôtes
faisant tourner des applications de type client et de type serveur
qui communiquent entre-elles.
Toutes les données se croisent dans le réseau.

1° - Problème de continuité du message transporté
On peut se poser la question de savoir comment la relation entre un client et son serveur peut perdurer
alors que les réponses des serveurs peuvent parfois être très longues et intermittentes
en raison de l'encombrement des lignes ou des serveurs eux-mêmes.
Autrement dit, comment client et serveur ne perdent-ils pas le fil de ce qui est fait et reste à faire en matière d'échange.
C'est pour résoudre ces problèmes que l'on a défini les protocoles de connexion.

Pour se rendre directement au chapitre "Séquencement", cliquez sur :

2° - Problème de multiplexage
On sait que les systèmes d'exploitation multitâches de chacun des ordinateurs hôtes
permettent de lancer plusieurs fois un même logiciel (on dit qu'on peut en créer plusieurs instances).
Un client peut donc lancer plusieurs échanges simultanés avec le même serveur ou avec des serveurs différents.

Par exemple, vous pouvez lancer plusieurs fois "Internet Explorer" pour explorer simultanément plusieurs sites Internet..
Vous verrez que les différentes pages demandées apparaissent progressivement indépendamment l'une de l'autre
sur les multiples fenêtres ouvertes et sans que les flots de données se mélangent !


D'une manière générale, établir entre deux hôtes plusieurs flots d'informations
indépendants et simultanés
empruntant le même support s'appelle "multiplexer" ces flots de données.

Comment ce client parvient-il à ne pas confondre les informations qui lui parviennent
du serveur et d'envoyer chacune d'elles à l'instance correspondante du logiciel client ?


L'aiguillage (démultiplexage) correct des réponses du serveur
est rendu possible par le mécanisme des PORTS d'entrée-sortie.



Multiplexage

1° Qu'est-ce qu'un PORT ?

Cliquez sur l'icône: pour faire apparaître l'entête TCP.

Observez les espaces "Port Source" & "Port Destination" de cet entête.

A ce point, les ports apparaissent comme des numéros.
Ces numéros serviront à différencier les différentes instances de connexion entretenues entre deux hôtes.

  • L’entête TCP réserve 16 bits pour les n° de ports.
  • Les n° des ports s’étendent donc de 0 à 65 535
  • Les ports 0 à 2000 réservés (dédiés) pour les serveurs d’applications notoires.
    Par exemple, à une application type serveur HTTP sera systématiquement atribué le numéro de port 80.
    Un client HTTP cherchera donc à joindre son serveur à l'aide du numéro de port 80.
  • Vous disposez des ports > 2000 pour ouvrir des sessions pour des applications clientes.

Ports dédiés

Port
Applicatif
Transport
Fonction
7
PING
TCP/UDP
Service d'écho pour inspection des adresses IP actives
20
FTP
TCP
Protocole de transfert de fichiers. Port d'échange de données
21
FTP
TCP
Protocole de transfert de fichiers. Port d'informations de contrôle
23
TELNET
TCP
Contrôle de stations à distance.
25
SMTP
TCP
Simple Mail Transport Protocole : courrier électronique (sortant)
53
DNS
TCP
Domain Name Service : service de noms
69
TFTP
UDP
Trivial File Tranfer Service. Transfert de fichiers simple.
70
GOPHER
TCP
Ancêtre du Web
80
HTTP
TCP
World Wide Web
110
POP(3)
TCP
Post Office Protocol - Relevé de courrier sur les serveurs de e-mail.
119
NNTP
TCP
Network News Transfer Protocol
161
SNMP
UDP
Simple Network Management Protocol. Maintenance.

Exemple : port N° 80 pour HTTP (serveur Web), port N° 25 pour SMTP (serveur courrier électronique sortant).
Pour une complète information sur ces ports dédiés, voir sur le site de l'IANA :

2° Utilisation des ports pour le multiplexage d'applications

Au départ de chacune des instances d'une relation client-serveur ,
l'application cliente annonce à l'application serveur :

  1. Le type de protocole de transport qui sera utilisé (TCP par exemple)
  2. Son adresse IP propre (celle de l'hôte demandeur de la relation)
  3. Un numéro de port source ( > 2000). Qu'elle génère en veillant qu'il soit différent de ceux qu'elle a éventuellement générés dans d'autres instances.
  4. L'adresse IP de l'hôte hégergeant l'application serveur.
  5. Le numéro de port correspondant à l'application serveur qu'elle souhaite solliciter.
    Par exemple : 80 pour visiter des pages Web ou 25 pour envoyer du courrier

Clent et serveur mémorisent chacun ces 5 valeurs pendant toute la durée du transfert du flot d'informations
concernant une instance particulière du logiciel client,
que nous appellerons "connexion".

Vous pouvez vérifier que les numéros des ports "source" et "destination"
sont bien représentés sur l'entête TCP en cliquant sur :


Bien entendu, les contenus de ces champs sont alternés suivant que le paquet TCP est généré par le client ou par le serveur.

Cette identification permet à chacun des partenaires de connaître à quelle instance de connexion le paquet qui arrive appartient.

Pour préciser davantage les choses...

L'adresse IP permet :

  • pour le client, d'acheminer les appels à connexion vers l'hôte supportant le serveur choisi.
  • pour le serveur, d'acheminer les réponses vers l'hôte contenant le client demandeur de cette réponse.
    Mais si plusieurs instances du logiciel client sont ouvertes, cet IP ne permet pas de les distinguer à l'arrivée.

Le numéro de port destination permet :

  • pour le client, de choisir dans l'hôte visé, l'application serveur souhaitée (80=HTTP plutôt que 25=SMTP)
  • pour le serveur, si le client a initié plusieurs connexions simultanées, de préciser à laquelle des connexions il répond.

Le numéro de port source permet :

  • pour le client, dans le cas où il a ouvert plusieurs connexions simultanées, d'indiquer au serveur à laquelle il se réfère.
  • pour le serveur, de connaître à quelle connexion le client se réfère, si celui-ci en a ouvert plusieurs.


Nous verrons plus bas qu'une connexion passe par trois phases :
l'ouverture, le maintien, la clôture.

Pour dissiper tout malentendu, un client peut ouvrir simultanément plusieurs connexions avec son serveur.
L'un ou l'autre peuvent en clore certaines tout en maintenant d'autres.

Paramètres d'une connexion.

Pour désigner une connexion de manière univoque il suffit de préciser :

Protocole transport
IPsource
PORTsource
IPdestination
PORTdestination

Le protocole de transport à indiquer est : TCP ou UDP

Exemple :
TCP , 192.21.25.3 , 2008 , 190.25.45.2 , 80

Par exemple, le port source 2008 est généré par le client à l'ouverture de la session.
On reconnaît dans cet exemple le port destination 80 immuablement destiné aux applications HTTP.
Cette connexion correspond à une relation client-serveur de pages web.

On distingue souvent les paramètres d'extrémité de connexion :
Dans l'exemple précédent :

TCP , 192.21.25.3 ,2008
&
TCP , 190.25.45.2 , 80

Vie d'une connexion
  1. Un hôte Hb faisant tourner des applications de type serveur exploitables par d'autres hôtes du réseau dans une relation client-serveur , attribue un n° de port TCP différent à chacune de ses applications.
    Ce numéro de port doit être connu de tous donc résultant d'une convention internationale.

    Exemple : port N° 80 pour HTTP (serveur Web), port N° 25 pour SMTP (serveur courrier électronique).
    Pour une complète information sur ces ports dédiés, voir sur le site de l'IANA :

    Mais pour des applications propriétaires, on peut choisir d'autres numéros de port, il faudra alors que le client en soit averti.

  2. ECOUTE
    Chacune des applications de type serveur doit rester en situation d ’écoute permanente sur ces ports.
    Prête à d'évntuelles sollicitations des clients.

  3. OUVERTURE DE LA CONNEXION :
    Pour commencer sa relation, un client "A" de l'hôte Ha fait un appel d ’ouverture de connexion à destination de
    l ’application B choisie sur l'hôte Hb.
    "A" doit donc connaître :


    1. l ’adresse IP de la station visée Hb où se trouve l'application B
    2. une indication qui désigne l'application B parmi toutes celles disponibles dans l'hôte Hb.
      Cette indication est précisément le n° de port destination rattaché, par convention, à l'application B.
      (p.ex. 80 si l'application demandée est le serveur HTTP de Hb)


    Dans cet appel d'ouverture elle lui communique ses coordonnées à savoir :

    1. la propre adresse IP de l'hôte Ha qui la supporte.
    2. un numéro de port (que "A" génère en vérifiant qu'elle ne l'ait pas déjà attribué à une autre connexion) ;
      C'est le port source.
      On dit que le client A "ouvre un nouveau port ", sous entendu "source" ou "de sortie"

      Le serveur visé, ici B, devra mémoriser ces coordonnées.
      Toutes les réponses unltérieures de B contiendront ce numéro de port source indiquant à quelle connexion
      (s'il y en a plusieurs d'ouvertes) la réponse se réfere.
      Ce qui permet à un client A ayant lancé plusieurs connexions simultanées de connaître à laquelle appartient chaque réponse du serveur.

      N.B. Le numéro de port source créé par un client n'est (surtout ) pas le numéro de port rattaché à l'application serveur qu'elle appelle.
      Par exemple, si Internet Explorer sollicite une page Web, le port destination qu'elle indique est bien 80, mais le port source est forcément différent de 80.
      Sinon Int.Expl. ne pourrait ouvrir plusieurs connexions différentes et simultanées avec ce serveur Web.


  4. MAINTIEN DE LA CONNEXION :
    Client et serveur échangent ensuite des acquittements, des informations de séquencement et de synchronisation ainsi que l'information que le client attend du serveur.

  5. CLOTURE DE LA CONNEXION :
    Client ou serveur signalent à l'autre que c'est fini.

SEQUENCEMENT DES ECHANGES

Lorsque deux hôtes échangent de l'information à travers un réseau,
ils ne peuvent pas être sûrs à 100% qu'elle sera reçue de manière pertinente par le partenaire.

Cela tient aux défaillances possibles du réseau (coupures, retards, etc.).
Ces incidents sont dans la mesure du possible réparés par les diverses couches (liaison-réseau-transport)
que l'information traverse et que nous venons d'étudier dans ce site.

Mais il peut se produire des incidents dûs aux applications client-serveur elles-mêmes
Cela tient aussi à l'application client ou serveur elle-même (possibilité d'interruption, voulue ou non, etc.)

Le maintien d'une connexion exige donc l'échange d'un certain nombre d'informations au cours de celle-ci
pour que les deux interlocuteurs soient au fait du bon avancement.

N'oublions pas que le message est fractionné en paquets, que ces paquets peuvent se perdre ou parfois être dupliqués.

Il nous faut :

  • vérifier que l'ensemble des paquets de données constituant le message soient bien parvenus à destination.
  • rappeler les paquets perdus.
  • remettre en ordre les paquets dans le cas où ils arriveraient désordonnés.
  • éliminer les doublons
  • au pire, générer des messages d'erreur.

Nous allons voir comment on résout ces problèmes
grâce au principe de la connexion et la vérification du séquencement des paquets.

Dans ce qui suit, je ne détaillerai pas les cas d'exception.
C.a.d. par exemple, que faire lorsque le serveurou le client ne répondent pas ?
Que faire lorsqu'un paquet est reçu hors de séquence ?
Ou qu'un paquet manque à l'appel ?
etc.

Ce serait très long et fastidieux pour ceux qui souhaitent seulement avoir une idée du fonctionnement du protocole.
C'est d'ailleurs pour ceux-là que ce site est fait.

Néanmoins, les indications succinctes qui sont données ci-dessous
permettent d'imaginer de multiples possibilités d'action pour satisfaire les objectifs déjà énoncés de la couche TCP.

OUVERTURE DE CONNEXION

SYN SYN=1 : Demande de connexion (dite de synchronisation puisque la connexion est bi-directionnelle)
ACK Confirmation d'acceptation de connexion.
SEQ Nombre d'octets envoyés avant ceux que l'on envoie dans la présente séquence.
SEQ = 0
si l'Open actif est satisfait dès le premièr appel
.
ACQ Numéro de séquence du 1° 'octet que l'on s'attend à recevoir après ceux déjà reçus.
ACQ = nb d'octets reçus + 1


Si vous voulez vérifier les emplacements des sigles SEQ,ACQ,URG,ACK,PSH,RST,SYN,FIN
sur une entête TCP type, cliquez sur :

Il n'y a pas ici d'échange de données.

OUVERTURE PASSIVE
Dès ce type d'ouverture effectué, le serveur reste à l'écoute de tout appel arrivant sur son port d'entrée.
Ce port doit être connu du client.

OUVERTURE ACTIVE
Par ce type d'ouverture, le client demande l'ouverture d'une nouvelle connexion au serveur.
Ce dernier ne peut répondre que s'il a déjà effectué une ouverture passive.

C'est au cours de cette ouverture active que le client indique au serveur l'indentification de la connexion à savoir :

Protocole transport
IPsource
PORTsource
IPdestination
PORTdestination

La procédure d'interface correspondante est :
Open(Protocole,IPsce,PORTsce,IPdest,PORTdest);

MAINTIEN DE LA CONNEXION
Je traite ici le problème du séquencement.

Je suppose au départ:

  • que l'application cliente à gauche a déjà envoyé X octets avant ceux qu'elle s'apprête éventuellement à envoyer.
  • que l'application serveuseà droite a déjà envoyé Yoctets avant ceux qu'elle s'apprête éventuellement à envoyer.
  • Rappel des paramètres contenus dans l'entête TCP :

    SEQ Nombre d'octets envoyés avant ceux que l'on envoie dans la présente séquence.
    SEQ = 0
    si l'Open actif est satisfait dès le premièr appel
    .
    ACQ Numéro de séquence du 1° 'octet que l'on s'attend à recevoir après ceux déjà reçus.
    ACQ = nb d'octets reçus + 1

    Si vous voulez consulter une entête TCP type,
    ainsi que les emplacements des sigles SEQ,ACQ,URG,ACK,PSH,RST,SYN,FIN
    cliquez sur :


CLOTURE DE LA CONNEXION


Je n'ai représenté ici que les drapeaux ACK et FIN.
Non représenté : SYN=0 car on ne cherche évidemment pas à se connecter.

Si vous voulez consulter une entête TCP type,
ainsi que les emplacements des sigles SEQ,ACQ,URG,ACK,PSH,RST,SYN,FIN
cliquez sur :


Contrôle de routage

PSEUDO-ENTETE TCP

Cette indication est reconstituée par la couche TCP du l'hôte récepteur à l'aide
d'une partie de la couche IP.
C'est une entorse manifeste au principe d'indépendance des couches...

:
Cette entête permet au logiciel TCP d'effectuer un calcul de congruïté (checksum - total de contrôle)
étendu aux adresses IP et permettant de déceler une éventuelle erreur de routage.

Le champ "Total de contrôle" est l'un des champs de l'entête TCP.

Pour consulter une entête TCP type, cliquez sur :


Contrôle de flux

Comme le montre la figure précédente illustrant le séquencement des octets,
une station peut envoyer plusieurs trames sans attendre un acquittement pour chacune d'entre elles.
Un acquittement peut valider plusieurs trames.

C'est avantageux en ce sens que la réduction du nombre des acquittements déleste le trafic sur le réseau.
En revanche, il peut arriver qu'une machine ne puisse pas absorber la totalité des données qui lui sont envoyées,
par manque de place dans ses tampons de mémoire ou de par sa lenteur de traitement.

Les dispositions de protocole permettant à une machine réceptrice de contrôler la quantité de données envoyées par la station émettrice s'appelle le contrôle de flux.

Parmi les nombreuses méthodes de contrôle de flux,
TCP a opté pour celle de la fenêtre glissante décrite dans la figure ci-dessous.

L'émetteur (mais dans un dialogue, chacune des parties est émettrice tour à tour) tient à jour une séquence d'octets (appelée fenêtre).
La largeur de cette fenêtre est le nombre d'octets maximum que la station réceptrice peut recevoir en flot continu.
L'émetteur tient cette longueur du récepteur grâce à un sous-protocole adéquat en début de la relation.

Dès que le premier octet de la fenêtre est acquitté par la station réceptrice,
la fenêtre peut glisser vers la droite jusqu'à ce que l'octet se trouvant en première position s'avère non acquitté.

Le logiciel peut alors transmettre les octets compris entre le dernier octet qu'elle a transmis et l'octet le plus à droite de la fenêtre.



ANALYSE DE TRAFIC RÉEL SUR LE RÉSEAU
Observons maintenant l'analyse par le logiciel 'Ethereal' de la trame 10 que nous avions commencée lors de notre étude de l'entête IP.


ANALYSE
La première séquence de l'entête IP est [ 0e 11 ]
Si vous vous reportez à l'analyse de l'entête IP, nous avions trouvé que celle-ci se terminait par l'adresse IP destination [c1 fc 7a 67]
La suite :
0020 7a 67 0e 11 00 50 35 01 d1 64 00 00 00 00 70 02
La séquence [ 0e 11 ] représente le port source.
Rappelons qu'un port est un numéro pour identifier l'un des multiples flots d'informations indépendants
qu'un ordinateur multi-tâche peut échanger avec un ou plusieurs hôtes distants du réseau.
Quelle est la valeur décimale de ce port ?
Il vous suffit de lire le rapport à la ligne "Source port : " Contrôlez !
0020 7a 67 0e 11 00 50 35 01 d1 64 00 00 00 00 70 02
Le port destination qui suit est [ 00 50 ] = 80 décimal. C'est le port dévolu au protocole HTTP
Nous pouvons en conclure que cette trame appartient à un échange sur la toile.
0020 7a 67 0e 11 00 50 35 01 d1 64 00 00 00 00 70 02
La séquence qui suit [ 35 01 d1 64 ] est le numéro de séquence .
C'est le numéro du paquet (ou datagramme).
Souvenez-vous que le message est découpé en paquets par TCP avant d'être envoyé dans le réseau
et qu'il faut bien numéroter ces paquets du fait qu'il y a risque qu'ils arrivent dans le désordre.
0020 7a 67 0e 11 00 50 35 01 d1 64 00 00 00 00 70 02
La séquence qui suit [ 00 00 00 00 ] est le numéro d'acquittement.
L 'hôte distant signale ansi le numéro du dernier paquet reçu faisant séquence avec les précédents.
Il pourrait en effet recevoir le paquet 7 après les paquets 1 2 3 4 5 .
L'acquittement aurait pour valeur 5 et pas 7.
0020 7a 67 0e 11 00 50 35 01 d1 64 00 00 00 00 70 02
Vous avez ensuite l'octet [ 70 ], en binaire : 0111 0000
Le quatre premiers bits représentent l'offset : en fait, la longueur de l'entête mesurée en ( x 4 octets)
4 x 7 = 28 octets. Je vous invite à les compter pour vérifier.
0020 7a 67 0e 11 00 50 35 01 d1 64 00 00 00 00 70 02
En binaire : 0000 0010
Les informations nommées "flags" sont des indicateurs pour le contrôle du flux entre émetteur et récepteur des trames,
nous les étudierons plus loin et un peu en détail.
URG (Pacquet à traiter d'urgence) - ACK (Acknowledgement = Paquet d'acquittement)
PSH (Push) - RST (Reset : réinitialisation) - SYN (Synchronisation : demande d'établissement de connexion)
FIN Interruption de la connexion.

Seul SYN est à 1 : cette trame est une demande d'établissement de connexion.
0030 40 00 31 4a 00 00 02 04 05 b4 01 01 04 02
Largeur de fenêtre de synchronisation. Ici 16.384 en décimal.
Nous verrons plus loin cette notion de fenêtrage.
0030 40 00 31 4a 00 00 02 04 05 b4 01 01 04 02
31 4a indique le total de contrôle d'erreur. Le rapport nous dit qu'il n'y a pas eu d'erreur
0030 40 00 31 4a 00 00 02 04 05 b4 01 01 04 02
Position d'urgence 0000
0030 40 00 31 4a 00 00 02 04 05 b4 01 01 04 02
8 octets d'options, la taille maximale d'un paquet 1460 octets [ 05 b4 ]
et un certain nombre d'autres informations que nous ne pouvons voir ici en détail.Plus tard.
Dont SACK (TCP Selective Acknowledgment Options)


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